Parcours scolaire

Bonjour à tous, l’année « scolaire » touche à sa fin, ou presque ! Les vacances scolaires approchent à grands pas, mais moi je suis à la fac alors j’y suis déjà 🙂

Cette année est passée à une vitesse que je n’aurai jamais soupçonné. Quand j’ai commencé en septembre je pensais que je n’y arriverai jamais. La peur au ventre, je me suis avancée au milieu des nouveaux bacheliers, certaine que cette expérience serait en tout cas bénéfique. Et j’avais raison ! Mais je pense qu’avant tout, il faut que je revienne un petit peu sur mon parcours.

Année 2010, je passe mon concours d’aide soignante. Peu préparée, un bep css en poche, je sortais d’une année sabbatique (ou presque) durant laquelle j’avais élevé mon fils. Sur liste d’attente, je m’étais résolue à chercher du travail dans n’importe quoi, quand j’ai reçu le fameux coup de téléphone. J’étais prise pour la rentrée 2010-2011 ! Quel bonheur, moi qui ne croyais plus en rien… En 2011 je suis diplômée !

Après un CDI et une désillusion un peu prématurée de la belle utopie que l’on m’avait vendue à l’école, j’ai décidé de m’arrêter là. Je voulais reprendre des études dans le social, passer mon concours d’assistante sociale ou autre chose de supérieur.

Oui mais voilà, pas de bras, pas de chocolat (ok elle était naze celle là) ! Sans le BAC, les portes se fermaient les unes après les autres. Je n’avais donc pas le choix, je devais obtenir le sacré saint baccalauréat ! Sauf qu’imaginez, j’ai 23 ans, 2 enfants, pas vraiment le profil pour intégrer un lycée ! J’ai essayé le CNED, mais forcée de retravailler, je n’ai pas réussi à gérer tous les fronts à la fois alors j’ai laissé tomber. Mais en 2015, des contraintes familiales m’obligent à stopper de nouveau mon boulot et je me dis qu’il est temps de trouver une solution.

J’épluche la toile dans l’espoir de voir une solution pour les « vieux » qui veulent passer le BAC et enfin, je trouve mon dernier espoir : le Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires (DAEU). J’ai un niveau assez pitoyable dans à peu près tout et une culture générale à peu près nulle (en histoire j’étais larguée). Mais je me suis accrochée. J’ai suivi les cours à distance avec un rassemblement (cours de groupes) tous les samedis matins. Une épopée, une bouffée d’air aussi qui m’a permise de m’intéresser, de sortir du monde médical où j’avais passé mes six dernières années.

Une année de labeur avec mes enfants à gérer en parallèle (je ne savais pas que c’était une croisière comparée à la suite), mais j’ai réussi. DAEU option Littéraire avec mention très bien ! Je ne savais pas quoi faire après. Jusqu’à Noël je m’étais concentrée sur mon concours d’assistante sociale, cela dit, la fac me tentait bien aussi. Vers le mois d’Avril, au moment des examens blancs, j’ai commencéa changer d’orientation, je me suis renseignée sur les métiers, sur les études… Et puis durant mon DAEU j’avais choisi une option droit avec la chance infinie d’avoir deux profs géniaux qui m’ont vraiment donné l’envie d’en savoir plus. Alors, je me suis dit : « T’es nulle en math, t’es une quiche en langue que faire?«  Naturellement, je me suis tournée vers le droit.

Dans ma famille, tout le monde ou presque est passé en droit ! Ils m’ont briffé ! « Tu vas voir le droit c’est chaud »,  » Avec les enfants, tu vas avoir du mal « … Et ils avaient raison… mais je n’imaginais pas à quel point !

Avant toute chose il a fallu s’inscrire et quand on a travaillé pendant plus de deux ans ou arrêter l’école pendant ce même temps, on ne nous considère pas comme étudiant. On a un statut « bâtard » qui n’ouvre pas le droit aux bourses et qui ne nous permet pas de bénéficier de logement. On est « stagiaire de la formation continue ». Autrement dit, soit vous avez le droit au chômage ou au rsa, sinon et bien... je ne sais toujours pas comment faire !

Rentrée 2016, je suis là, plantée, je ne connais personne, je suis la vieille avec ses feuilles et ses stylos alors que les amphis ressemblent à une pub pour Mac.

Les premiers cours sont longs ! Rester assise toute la journée, c’est soporifique, j’ai du mal. Les Td commencent et je bosse à fond, mais quand les premiers résultats tombent c’est une vraie cata ! La méthodologie est difficile, les cours sont difficiles, les notations sont difficiles. J’y passe mes soirées et pourtant je ne décolle pas des masses. Pourtant, les profs remarquent que je bosse, que je fais de mon mieux. En parallèle, mes enfants demandent de l’attention et j’essaie de gérer comme je le peux. Les partiels arrivent et c’est la panique. Avant d’entrer à la fac, les partiels pour moi, c’était un petit nom de torture pour les étudiants qui n’arrêtaient pas de se lamenter… j’ai compris pourquoi !Juste avant, une seule semaine pour réviser et franchement j’étais KO. Je relâche la pression au moment où je dois redoubler d’efforts. Paf ! Les résultats tombent, je valide, mais de peu ! Un soulagement, mais je m’en veux de ne pas avoir travaillé plus.

Début janvier, les classes sont modifiées et pour cause, la moitié des étudiants de L1 ont disparus ! Je suppose que les partiels ont fait du tri et aussi que beaucoup se sont réorientés. Le droit c’est bien, mais ça ne plait pas à tout le monde.

Ce semestre, je dois assurer, je mise tout sur une année, si je passe je continue, si j’échoue, fini pour moi, je devrai retourner travailler à l’hôpital. Je suis plus à l’aise, j’ai une bonne bande de copains à la fac avec qui je travaille ( et ça compte), je m’organise, je bosse mieux. Les résultats sont là, c’est satisfaisant ! Mais je reste la plus grande angoissée que la terre ait connue alors je stresse pour les partiels. Cette fois on a eu deux semaines et demie pour travailler et je me suis fait un planning de révision (plus ou moins suivi). Mon petit groupe et moi on s’est motivé, on a travaillé pour nous et pour les autres et c’était chouette. Les partiels passent et je suis mitigée mais j’espère ! Et puis les résultats, mardi midi ! Je valide le second semestre avec 14.75 de moyenne ! Je n’en reviens pas, je suis soulagée, je revis, j’ai réussi !

Plus que 4 ans de fac et 2 ans d’école ! Mais au final, les années passeront vite je crois. J’ai eu la chance de trouver des gens géniaux, des profs supers, j’ai appris tellement de choses que je suis capable de tenir une discussion en politique (c’est presque un miracle). C’était un choix, réfléchi et à la fois complètement dingue, mais je ne regrette rien ! Je n’ai qu’un mot à vous dire, si vous souhaitez faire quelque chose dans votre vie, foncez !

Voilà, un petit morceau de vie sans grand intérêt pour le blog peut-être et pas vraiment en relation avec la lecture (quoi que…), mais qui me permet de dévoiler un petit peu de moi et si vous avez des questions, je serai ravie de vous répondre 🙂

4 réflexions sur “Parcours scolaire

  1. anne-laure dit :

    bravo!!
    Gérer les études avec des enfants, ce n’est pas facile (j’ai vécu ça), mais reprendre des études quand on a déjà travaillé plusieurs années, ça me paraît vraiment difficile : le monde du travail et l’université c’est complètement différent. Et tenir un blog en plus, chapeau!

    Aimé par 1 personne

    • lilyn dit :

      Merci, ça me touche beaucoup ! Je pense que ce sont mes enfants qui me donnent la force, sans eux je n’aurai probablement jamais fait la démarche. C’est vrai que les deux sont totalement différents, mais je sens que les études c’était ce qu’il me fallait. J’espère tenir la distance maintenant parce que la route est encore bien longue jusqu’au diplôme tant attendu 🙂

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