Anachroniques : Parure des Songes

Anachroniques-couverture-ebookJe remercie Ewen Panauguer pour sa confiance et pour l’envoi de son roman. Je pense que cet avis sera certainement le plus difficile de ceux que j’aurai à donner alors je vous prie d’excuser ma confusion. D’avance, merci.

♦Résumé♦

Depuis des milliers d’années, les reines dites immortelles se succèdent de mère en fille, dans le royaume insulaire qui s’étend des rives sauvages de Galdur, sa capitale historique quasi abandonnée, aux douces montagnes de Jing, où règnent vie facile et plaisirs raffinés. La reine Ana devra un jour comme ses ancêtres obéir à la légende, revenir pour enfanter dans le fleuve ordinaire du temps après des siècles de jeunesse inaltérable. Elle en guette les signes, comme ceux de la haute mer lorsqu’elle était enfant sur la plage de Galdur.

Le destin du royaume dépendra-t-il des bijoux vus en songe par Ulgan, le jeune orfèvre talentueux, ou de cette dague inquiétante qu’il a forgée et qu’il manipule un peu trop bien? A quoi ressemblent les amours d’une immortelle? Ana devra-t-elle vraiment, comme le prétend le vieil adage, donner la mort pour pouvoir donner la vie? Les origines des immortelles sont-elles vraiment ce qu’en disent les chants? Et la volonté d’une femme de Galdur pourra-t-elle sauver la légende?

Fable venue d’un possible futur, cette histoire se déploie comme un songe, que chacun des personnages tâche de parer d’un récit plus ou moins crédible.

 

 

♦Mon avis♦

La vie est une succession de souvenirs. À chaque étape de ma vie, les livres m’ont accompagnée et plus encore, ils m’ont aidée. Chacun a sa manière m’a fait grandir, m’a guidée. J.K Rolling a enchanté ma jeunesse par la magie, Paolo Cohelo a ouvert mon esprit adolescent, Zola l’a aguerri, Daniel Glautauer a vu naitre mes premiers amours et Nicholas Sparks les a confirmé. Depuis tout ce temps, plus rien n’a bougé, je n’ai plus changé suite à une lecture. Je me suis envolée, j’ai voyagé, j’ai pleuré, j’ai ri, mais je n’ai plus jamais changé. Mon éponge littéraire s’était refermée et alors que je la croyais perdue à tout jamais, j’ai découvert cette œuvre (voilà que je deviens sentimentale).

Parure des songes ne s’explique pas, il se lit, il se déguste et je sais d’avance que ce livre restera gravé dans ma vie d’adulte.

L’histoire se déroule principalement au bord de la mer, à Galdur, où la princesse Ana a grandi. Des années plus tard, alors qu’Ana est devenue Reine, des évènements étranges s’apprêtent à changer le cours de l’histoire et de bouleverser l’équilibre des habitants.
Je ne peux pas vous en dire plus, au risque de spoiler des instants que j’ai attendu avec impatience durant toute la première partie de ma lecture.

Les personnages sont comme le livre : absolument divins ! Tout dans cette histoire semble être un nuage. La reine Ana est tellement attachante qu’on aimerait qu’elle existe pour gouverner notre beau pays. Elle est à la fois douce, patiente et juste et son côté mystérieux ne fait qu’éveiller notre curiosité jusqu’à la fin de l’histoire.

Qwyl, l’un de ses gardes est certainement le second personnage que j’ai préféré dans cette histoire. Tout chez lui est fait pour nous toucher, même ses écarts de conduite sont facilement explicables.

Les personnages sont tous très différents et apportent une autre ouverture à l’histoire. Leurs personnalités font prendre des tournants parfois innatendus à l’intrigue et c’est assez plaisant de se laisser surprendre ainsi.

L’univers est enchanteur, on ne se sent plus chez soi, on se sent projeté à Galdur (peut-être qu’on y sera un jour). Tout est très bien anticipé et expliqué. La fluidité de l’intrigue nous emmène vers un univers qu’on peut déjà aperçevoir à notre époque et je pense que c’est cela qui m’a tellement bouleversée. L’auteur réussit à créer un univers qui pourrait être le nôtre, un univers qui nous dépasse de très loin, vers lequel nous nous dirigeons inexorablement. On peut parler de légende, pour ma part, j’ai plus vu cela comme une jolie projection futuriste. Les éléments sont donnés au fur et à mesure, je suppose volontairement, pour nous donner envie d’en savoir toujours plus et ça fonctionne : je l’ai lu d’une traite ou presque. L’histoire est parfois complexe, mais elle est décrite avec beaucoup de simplicité ce qui la rend plus abordable.

Les mots sont beaux, le vocabulaire est juste et les descriptions des lieux et des esprits sont particulièrement réussies. Le poétisme de l’écriture rend l’ensemble très émouvant. Savoir pourquoi tel ou tel chose nous touche ou non n’est pas si simple à décrire, mais cette lecture m’a particulièrement attendrie. Une fois le livre fermé, j’avais le sentiment d’avoir répondu à une tonne de question existentielle comme après une lecture de Kant.

Les sujets traités sont très variés et touchent à des points particulièrement controversés du monde actuel tel que l’évolution toujours plus rapide qui met en péril l’humanité ou encore la place des femmes dans la société. Ce livre est une invitation à la réflexion profonde sur ce qui nous entoure (en tout cas, c’est ainsi que je l’ai vécu) et me suivra encore durant de longues années. Merci à l’auteur pour cette découverte surprenante.

Cette histoire est bien plus qu’un voyage, c’est un concentré de douceur, d’amour, de profondeur, d’esprit et de rêves, de nombreux rêves.

Vous pouvez retrouver l’auteur  et ses réflexions ici.

Le livre est ici et pour 0.99 euros en E-pub je ne peux que vous inviter à le faire 🙂

Ma note ? Pour cette fois je n’en mettrai pas 🙂

 

9 réflexions sur “Anachroniques : Parure des Songes

  1. Ewen Penanguer dit :

    Je ne voudrais pas que mon commentaire précédent soit mal interprété. C’était juste une interrogation à voix haute, dans la suite d’une conversation sur un billet récent intitulé « Sans commentaire » sur le bien-fondé de commenter « à chaud » juste après une lecture, et où J-C Heckers parle fort bien dans son … commentaire (hé oui, paradoxe) de l’enracinement et de la résurgence des lectures. C’est un vrai sujet …
    https://penanguer.wordpress.com/2017/06/25/sans-commentaire

    J'aime

  2. Ewen Penanguer dit :

    J’ai peut-être autant de difficulté à commenter cette chronique que vous en avez éprouvée pour l’écrire. Pour ma défense, c’est la première d’un premier roman, donc je manque totalement d’expérience de la situation. Mais je m’attendais à quelque chose de plus « distancié », vous lisez tant de livres, un de plus dans la pile… Peut-être auriez-vous dû attendre quelques temps pour vous remettre de cette « confusion » que la lecture semble avoir provoquée avant d’écrire? Même si, comme vous le dites fort justement, on ne guérit jamais complètement d’une lecture qui vous a marquée, au bout d’un temps sa marque devient plus lisible que dans la brûlure de l’instant. Peut-être.

    Aimé par 1 personne

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