La ferme du bout du monde

 

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448 pages, Editions Préludes

Je remercie les Editions Préludes via Netgalley pour ce Service Presse et pour leur confiance !

 

 

♦Résumé♦

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise.
Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille et ses secrets.
1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.
Eté 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira.
Deux étés séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

 


♦Mon avis♦

Une pure merveille ! Voilà ce qui me vient quand je repense à ma lecture.
Lucy, infirmière à l’hôpital auprès d’enfants, vit à Londres avec son mari. Lorsqu’elle apprend ses infidélités, elle s’effondre et se voit dans l’obligation d’accepter quelques jours de repos. Elle retourne alors dans la ferme de sa grand-mère à Cornouailles, ce petit paradis isolé qu’elle a laissé depuis bien trop longtemps. Là-bas, elle retrouve son frère Tom, sa nièce Ava, sa mère Judith, sa grande mère Maggie, mais également des secrets de famille trop longtemps enfouis.

Cette histoire est un ouragan d’émotions et pourtant tout y parait si simple. Le lieu d’abord est certainement l’endroit le plus désuet et le plus merveilleux du monde (un lieu qui existe réellement). Une petite ferme ancienne qui surplombe la mer, une exploitation agricole, quelques bêtes, des petites routes sinueuses, la définition du bonheur ? Pourtant, on comprend très vite que les personnages sont tous rongés par un sentiment d’échec profond. Dès le début, l’histoire est captivante. Elle n’est pas de ces histoires où les descriptions n’en finissent plus et où l’intrigue n’arrive que bien plus tard, non ! Immédiatement, l’action est là, camouflée, mais réelle et nous pousse à tourner les pages les unes après les autres sans nous en rendre compte.

Les personnages sont nombreux et très différents.

Lucy, partie de la ferme pour travailler et se marier, éprouve beaucoup de regret quant à toutes ces années qu’elle a passées loin de sa famille pour un homme qui la trompe dès qu’elle a le dos tourné. Elle est douce, calme, réfléchie et pourtant, on comprend vite qu’elle est tout à fait capable de prendre des décisions radicales et de changer les choses.

Tom, son frère, s’occupe de la ferme depuis la mort de leur père et a bien du mal à concilier son travail et sa vie de famille avec sa compagne et leur petite Ava. Pourtant, son abnégation et ses larges épaules font qu’il n’abandonne jamais et tente par tous les moyens de maintenir son patrimoine familial à flot.

Judith, la mère de Tom et Lucy, est une femme franche, compréhensive et aimante. Elle s’occupe également de la ferme et du gîte attenant. Elle est très attachée à cet endroit où elle a grandi et passé sa vie.

Maggie, âgée de quatre-vingt-neuf ans, se refuse à quitter cet endroit où elle a tant de souvenirs et qui la ramène inexorablement vers ses démons. C’est le personnage que j’ai préféré de tous. Enfant ou âgée, Maggie demeure imprégnée d’une sensibilité touchante et à la fois d’une force incroyable. Son passé l’a dévastée, mais elle a continué malgré les épreuves, elle a poursuivi sa vie, enfouissant en elle des secrets qui semblent trop lourds pour une seule femme. Maggie, c’est l’incarnation de ces femmes aux passés destructeurs, qui tiennent le monde sur leurs petites épaules, mais qui ne plient jamais. C’est une héroïne, une icône !

L’histoire se compose de deux parties : une en 2014 avec les personnages cités au-dessus et une en 1943 quand Maggie est encore une jeune fille.

Alors que la guerre fait rage, Cornouailles et sa ferme semblent épargnés et la famille de Maggie recueille deux enfants : Will et Alice.
Ce qui est absolument merveilleux ici, c’est que non seulement les liaisons entre les deux périodes se font très bien, mais en plus, les Flash-Back donnent une dimension tout autre à l’histoire initiale.

L’histoire se déguste et se dévore en même temps avec une intrigue qui nous emporte dans une histoire familiale profonde et pleine d’émotions. Plus la lecture avance et plus on a envie de connaître le dénouement et alors qu’on commence à l’entrevoir, l’auteure nous surprend de nouveau.

Les descriptions sont très réussies et Cornouailles apparaît devant nos yeux d’une telle manière qu’on pourrait presque sentir le vent de la mer. Le style est très addictif, la plume fluide et travaillée et le vocabulaire riche. Les émotions des personnages transpirent à travers les lignes et alors on peut ressentir tout un panel de sentiments contradictoires et puissants.

Les sujets abordés sont nombreux et particulièrement forts. La famille est le sujet central et l’amour reste bel et bien la pièce maitresse du puzzle. D’autres thèmes sont abordés avec justesse (mais je ne peux pas en dire plus, sinon je vous en divulgue trop) et traduisent parfaitement l’esprit de cette époque.

Amour, passion, culpabilité, trahison, injustice, liens familiaux et quête de vérité, voilà tout ce qui transparaît dans la merveilleuse saga familiale de Sarah Vaughan. Une pépite à lire absolument ! Un véritable coup de cœur !

Retrouvez le livre ici !

Ma note: 5/5

10 réflexions sur “La ferme du bout du monde

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